Création d’un groupe de recherche sur l’acidose lactique

De gauche à droite : Dr John D. Rioux, directeur, Recherche sur les maladies inflammatoires au Broad Institute of MIT and Harvard, professeur adjoint au Harvard Medical School et chercheur au CMGC; Dr Charles Morin, pédiatre, Centre de santé et de services sociaux de Chicoutimi; messieurs Pierre Lavoie, président de l'Association de l'acidose lactique et Michel Belley, recteur de l'Université du Québec à Chicoutimi. Ils sont accompagnés par les professeurs Hélène Vézina, Département des sciences humaines de l'UQAC et chercheure au Groupe de recherche interdisciplinaire en démographie et épidemiologie génétique (GRIG), Catherine Laprise, Département des sciences fondamentales de l'UQAC et chercheure au CMGC et enfin, Jean Legault, Département des sciences fondamentales de l'UQAC

L’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) et l’Association de l’acidose lactique ont annoncé avec plaisir, lors d’une conférence de presse le 10 février dernier, la mise sur pied d’un groupe de recherche sur l’acidose lactique, une maladie héréditaire particulièrement présente au Saguenay—Lac-Saint-Jean. Ce nouveau regroupement de chercheurs de l’UQAC se joindra à un consortium international de recherche sur l’acidose lactique, à savoir l’équipe multidisciplinaire COX, dans la poursuite des travaux visant à développer une meilleure compréhension de cette maladie.

Les membres de ce nouveau groupe de recherche sont les professeurs-chercheurs Catherine Laprise et Jean Legault, du Département des sciences fondamentales de même qu’Hélène Vézina, du Département des sciences humaines. Sera aussi membre du regroupement le pédiatre Charles Morin, du Centre de santé et de services sociaux de Chicoutimi, lequel possède une vaste expertise relative à l’acidose lactique. Ils travailleront de concert avec l’équipe COX formée de cliniciens et de chercheurs chevronnés appartenant à diverses institutions de grande réputation comme le Centre de santé et de services sociaux de Chicoutimi, le Hospital for Sick Children de Toronto, le Whitehead Institute de Boston (Massachusetts Institute of Technology), le Centre d’Innovation Génome Québec et de l’Université McGill ainsi que l’Université de Montréal.

L’équipe de chercheurs du Saguenay—Lac-Saint-Jean se penchera sur la compréhension des voies métaboliques qui sont modulées dans l’acidose lactique afin de mieux prévenir la maladie et ultimement de développer une thérapie. Les travaux viseront également à définir l’activité des mitochondries qui constituent la « centrale énergétique» de nos cellules, un élément clé qui intervient dans l’acidose lactique. Ce projet de recherche constitue globalement une étape de plus dans la lutte à cette maladie héréditaire. Il s’inscrit dans la suite logique de l’identification du gène responsable de la transmission de l’acidose lactique par l’équipe de spécialistes de l’équipe COX en 2003.

L’ensemble du projet sera soutenu financièrement par l’Association de l’acidose lactique. Selon le président de cet organisme, Monsieur Pierre Lavoie : « L’annonce de ce projet, rendu possible notamment grâce à l’arrivée de ressources professorales supplémentaires à l’UQAC, constitue une excellente nouvelle pour la région. Il s’agit donc d’une collaboration fructueuse entre l’Université et le Centre de santé et de services sociaux de Chicoutimi, dont les intervenants ont cru à la recherche en génétique et ont investi dans les infrastructures requises pour la réalisation de ce projet.»

À l’occasion de cette annonce, le recteur de l’UQAC, M. Michel Belley, s’est dit heureux et fier que des chercheurs de l’UQAC contribuent avec ceux de l’équipe COX à l’avancement de la recherche sur l’acidose lactique.

Rappelons qu’une personne sur 22 est porteuse de l’acidose lactique au Saguenay—Lac-Saint-Jean et que c’est la première fois que des activités de recherche fondamentales sur cette maladie seront conduites dans la région. Pour conclure, les travaux du groupe de chercheurs de l’UQAC s’échelonneront sur trois années.