Démarrage du Programme court de premier cycle en intervention jeunesse autochtone (PCIJA)

Cohorte des étudiants francophones.

Groupe d'étudiants au travail.

Depuis plus d’un an, le Service de formation continue de l’Université du Québec à Chicoutimi (SFC UQAC), en lien avec la Commission de la santé et des services sociaux des Premières Nations du Québec et du Labrador (CSSSPNQL), l’Unité en travail social de l’UQAC, Santé Canada, le Centre d’études amérindiennes de l’UQAC et le Consortium de recherche en études amérindiennes de l’UQAC ainsi qu’un groupe d’experts (professeurs, assistants, consultants externes des Premières Nations) ont construit, à partir des demandes des communautés autochtones du Québec, un programme unique basé sur les approches novatrices en intervention jeunesse autochtone.

Centré autour des compétences telles que le concept de soi, la réalité jeunesse autochtone dans les communautés, les méthodes d’interventions jeunesse novatrices, la culture comme solution et l’accompagnement dans des supports pédagogiques originaux; ce programme sur mesure représente à la fois un espoir et une bouffée d’air pur dans la formation et la dure réalité des intervenants jeunesse autochtones du Québec

Le PCIJA se donnera, à la fois en français et en anglais, directement à l’Université du Québec à Chicoutimi dans les locaux du Service de formation continue. Une équipe de professeurs et d’assistants formée, en psychologie, en relation d’aide; en travail social et communautaire issue majoritairement des communautés des Premières Nations donnera ce programme en semaines intensives d’avril à décembre 2008.

Actuellement, durant la semaine du 7 avril, 22 étudiants francophones (Abénakis, Huron Wendat, Innu, Atikamekw, Mic Mac) sont en formation. Ils seront suivis d’autant d’étudiants anglophones (Mohawk, Algonquin, Cri) durant la semaine du 21 avril 2008.

Un choc culturel, mais aussi identitaire pour un public pas assez habitué à l’université et que l’on espère retrouver de plus en plus nombreux sur les chaises et dans les salles de l’UQAC.

Au-delà du défi personnel que représente le fait d’acquérir un diplôme universitaire, les experts et professeurs du PCIJA souhaitent à leurs étudiants de gravir doucement la montagne qui se présente à eux. Le chemin sera sans doute difficile et rempli d’embûches et de questionnements. Mais ils ont la ferme conviction, comme professionnels en accompagnement, que la souffrance vécue dans les communautés autochtones du Québec trouvera une de ses solutions dans les formations adaptées et de qualité que pourront leur offrir les universités québécoises.

« Bien que chacun ait ses propres dons et sa place spéciale, il y a une interdépendance entre chaque chose et chaque personne; chacun participe à la croissance de toutes les choses et à l’épanouissement et au travail de chaque personne. Nous croyons que les êtres humains s’épanouissent lorsque d’innombrables liens se tissent entre la personne et la collectivité et entre la collectivité et la nature.

Tout ce que nous faisons, tout ce que nous décidons a une influence quelconque sur notre famille, notre collectivité, l’air que nous respirons, les animaux, les plantes et l’eau. Chacun d’entre nous dépend entièrement de ce qui nous entoure. » [Traduction]
Evelyn Steinhauer – aîné1

Pour l’équipe de formation PCIJA (Mario Bilodeau, Jacob Flores, Wanda Gabriel, Virginie Gargano, Marie-Pierre Labbé Philippe, Gilles Lamoureux, Christine Maltais Clifford Moar, Pierre Picard, Peter Taylor)

Emmanuel Colomb, coordonateur pédagogique
PCIJA
Service de formation continue, UQAC

1 Nos mots, Nos façons – Enseigner aux apprenants des Premières Nations, des Métis et des Inuits. (2006) Alberta – Alberta Éducation