Le financement de la chaire en Éco-Conseil, une vision de pérennité

Saguenay, le 13 janvier 2004 — La nouvelle chaire en Éco-Conseil de l’UQAC dispose, moins […]

Saguenay, le 13 janvier 2004 — La nouvelle chaire en Éco-Conseil de l’UQAC dispose, moins de trois mois après sa création de 250 000 $ et vise à amasser au cours des cinq prochaines années un montant d’environ deux millions de dollars qui sera capitalisé pour fournir des revenus récurrents, ce qui assure la pérennité de ses activités. «C’est une stratégie ambitieuse, mais qui respecte le concept du développement durable » expliquait monsieur Claude Villeneuve, directeur de la nouvelle chaire inaugurée à l’Université du Québec à Chicoutimi aujourd’hui. « En effet, nous comptons faire appel à un large éventail de partenaires gouvernementaux, institutionnels et industriels pour générer ce capital à travers leurs dons et les contrats de recherche qu’ils nous confieront au cours des prochaines années. Ces fonds accumulés permettront aux générations futures d’éco-conseillers d’initier des projets qui leur tiennent à cœur et de faire avancer les connaissances dans le domaine du conseil en environnement pour le développement durable. »

Les quatre partenaires fondateurs de la chaire représentent une contribution de 230 000 $ alors que les revenus de contrats de la chaire qui excèdent déjà 150 000 $ devraient laisser un profit d’environ 25 000 $ d’ici leur terme. La chaire se voit ainsi capable de capitaliser une partie de son actif, dès le début de sa première année d’opération. « Notre stratégie est de conserver suffisamment d’argent en caisse pour une année d’opération et de mettre le reste en capital pour n’en utiliser que les intérêts. Ainsi, les actifs ne cesseront de croître à mesure que nous évoluerons dans le temps. » ajoutait monsieur Villeneuve.

Les partenaires fondateurs de la chaire sont Recyc-Québec, le Mouvement Desjardins, le Fonds environnemental AES et Éco-Peinture. « Nous sommes particulièrement fiers de nous associer à ces partenaires, en raison de leur crédibilité, de leur diversité et de leur envergure. Cela illustre bien que les éco-conseillers sont requis dans tout le Québec et qu’ils peuvent réaliser des missions professionnelles à plusieurs niveaux pour appliquer le développement durable. Recyc-Québec ainsi que Desjardins sont associés à la formation des éco-conseillers depuis son origine et les deux organismes ont reçu des stagiaires et engagé des éco-conseillers. Le Fonds environnemental AES est un fonds dont l’objectif est de réduire le tonnage de matières résiduelles enfouies au Saguenay et il s’est associé à la chaire pour développer des projets afin d’augmenter son efficacité à atteindre cet objectif. Quant à Éco-peinture, il s’agit d’un regroupement d’entreprises associées dans une perspective de responsabilité élargie du producteur, un concept qui est de plus en plus en vogue en Europe et qui pourrait nous amener vers de nouveaux modes de gestion environnementale au cours des prochaines années. » a expliqué le professeur Villeneuve.

Les partenaires fondateurs disposent d’un représentant qui siège au conseil de la chaire. Ceux-ci sont consultés sur la formation des étudiants, disposent de créneaux d’intervention en classe et sont favorisés pour l’accueil de stagiaires et la réalisation de projets avec la chaire. Seuls les partenaires financiers qui contribueront pour 250 000 $ ou plus disposeront des mêmes privilèges à compter d’aujourd’hui. « Il est normal de donner une reconnaissance à ceux qui ont été les premiers à croire dans le métier d’éco-conseiller » a ajouté le directeur de la chaire.

Depuis ses débuts, la chaire a pu réaliser des contrats avec des entreprises et des organismes publics comme Environnement Canada, Tourisme Québec, le Conseil régional de développement de Laval, le réseau Villes et villages en santé ainsi qu’Alcoa première fusion Canada. « Notre capacité à mettre en valeur le travail des éco-conseillers sur des mandats diversifiés constitue un atout pour faire la démonstration de la pertinence de notre approche du développement durable. Chaque contrat doit toutefois comporter une clause qui nous permet de nous servir de l’expérience acquise à des fins d’enseignement. Cela permet aux étudiants des nouvelles cohortes de bénéficier des connaissances les plus à jour qui soient » a conclu M. Claude Villeneuve.

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Source: Denis Claveau, agent d’information
Service des affaires publiques
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