Table ronde dans le cadre du Zoom Photo Festival Saguenay : la place des Autochtones dans les médias au cœur du débat

Le 19 octobre dernier, le Centre des Premières Nations Nikanite accueillait près de 50 personnes […]

Le 19 octobre dernier, le Centre des Premières Nations Nikanite accueillait près de 50 personnes à l’auditorium de l’UQAC pour une première collaboration avec le Zoom Photo Festival Saguenay. Une table ronde sur la place des Autochtones dans les médias était organisée pour discuter du rôle de la photographie dans la représentation des communautés autochtones du Canada. Ce sont quatre photojournalistes invités qui ont pris la parole et répondu aux interrogations du public, visiblement touché par leurs projets.

Laurence Butet-Roch, photographe et journaliste membre du Collectif Boréal, Ian Willms, membre fondateur du Collectif Boréal, Amber Bracken, membre du Rogue Collective, et Chloë Ellingson, photographe documentaire basée à Toronto, ont à tour de rôle pris quelques minutes pour présenter leurs projets photographiques et leur perception de l’impact de leur travail sur la représentation des membres des Premières Nations dans les médias, notamment en ce qui a trait aux stéréotypes et aux mythes les concernant. Mentionnons entre autres le travail de Chloë Ellingson qui s’est intéressée à l’histoire du chemin de fer qui relie Schefferville à Sept-Îles dans le cadre de son projet Tshiutin – Le vent du Nord, nom inspiré de la première compagnie de transport ferroviaire au Canada gérée par des Autochtones, notamment par les Innus et les Naskapis.

Les photographes participants à la table ronde ont ensuite ouvert la période d’échanges en s’interrogeant sur la façon de pratiquer la photographie et d’informer le public dans un esprit de réconciliation, tout en tenant compte de leur position en tant que non-Autochtones et du bagage historique qu’ils portent en tant que citoyens canadiens. Les interventions du public alimentaient les échanges, notamment en ce qui concerne les questions d’éthique liées au travail des photographes, les possibilités de rétroaction de leur travail dans les communautés autochtones concernées et le défi de l’objectivation des Autochtones devenant des sujets au sein d’un reportage photojournalistique.

Dans son mot de clôture, le directeur du Centre des Premières Nations Nikanite, Marco Bacon, a souligné la qualité des photoreportages présentés et s’est dit ouvert à renouveler la collaboration avec le festival, qui se poursuit d’ailleurs jusqu’au 12 novembre prochain.

Photo : Marco Bacon, directeur du Centre des Premières Nations Nikanite de l’UQAC, souhaite la bienvenue aux photographes invités et aux participants